29 juin 2009
Petit cadeau
Un mois de Janvier dur, je quittais mon Alsace natale.
Le ciel lançait de gros flocons blancs pour adoucir le bruit de mon chagrin.
Je quittais ma famille, mes amis.
La Provence m'accueille en gris, vert et bleu.
Couleurs tendres avant de me jeter dans le flamboiement de ses tons d'été.
Comment aujourd'hui pourrais-je m'en passer?

petit cadeau pour abeilles gourmandes
huile sur toile
40x40
26 juin 2009
Souvenez-vous
je vous l'avais bien dit, elle est tombée en amour de ce pays.
Alors, petite Chérie y est retournée, puis revenue.
De l'Inde et ses merveilles, elle m'a ramené de belles perles de verre.
Et mes rêves un peu fous, vont se joindre aux siens.
JE L'AIME
25 juin 2009
L'école buissonnière
Ma douce poétesse Servanne m'en a donné l'idée.
Lorsque j'étais enfant, les premières années scolaires, j'avais une institutrice vieille fille-dragon.
Mais si, c'est une espèce qui existe.
L'école était alors pour la petite fille que j'étais, un supplice.
Mal à l'aise, très vite déstabilisée, la vieille fille-dragon avait très vite vu le parti quelle pouvait tirer d'une rougissante petite écolière: un souffre douleur.
J'ai alors détesté l'école.
Je me venge aujourd'hui en pratiquant le bureau buissonnier.
23 juin 2009
JE REVIENS
j'ai fait pendant un petit moment, le chat blessé parti se cacher dans un petit coin, le temps de se remettre.
Quand il revient se mêler à vos jambes, tout heureux de vous retrouver, c'est pour ne plus vous quitter.
Je reviens donc, me frotter à vos blogs, vous sauter au cou, vous dire que tout est prêt dans l'atelier pour créer à nouveau.
Croyez-moi, la main a retrouvé ces gestes un peu étranges qui transforment en touches de couleurs ces petits quelques choses que je porte en moi.
Pendant tous ces jours, j'ai peint avec mes yeux.
RENOIR disait "C'est quand tu ne fais rien que tu travailles le plus"
Maintenant, il faut que je vous montre que je n'ai rien fait.
je répondrai à vos commentaires avec bonheur sur mon blog
01 juin 2009
Petit bonheur
Un des petits bonheurs de notre enfance, la pêche à la grenouille.
Le soir venu, munis de cannes, de chiffons rouges et de lampes de poches, nous partions chercher les reinettes vertes dans les étangs du village.
Chaussés de bottes en caoutchouc, nous allions dans la nuit sur les chemins de campagne en chantant. Je crois ma souvenir que nous faisions du bruit pour cacher un peu notre peur du noir.
Arrivés aux bords de l'étang, c'était, silence, les petites reinettes se méritent.
Nous balancions nos cannes au bout desquelles pendaient nos petits tissus rouges et attendions les petites curieuses et il y en avait.
Parfois quelques bruits insolites nous faisaient nous égayer souvent en laissant nos bottes plantées dans la vase. Cela nous amusait beaucoup, maman un peu moins bien sur.
Un jour, papa et Jean, un peu jaloux de notre réussite, partent à leur tour pêcher la grenouille.
"Vous allez voir ce que vous allez voir" nous dirent-ils.
Quelques heures plus tard, ils reviennent fanfaronnant et nous renversent un plein sac de ..... crapauds.
N'est pas campagnard qui veut.
Je précise qu'à l'époque pêcher la grenouille était autorisé.
L'étang de Sternenberg où nous allions pêcher
Ce matin sur ma petite terrasse
Et puis, j'ai entendu ma première cigale de l'année
bonne journée à tous.















