21 novembre 2011
GOURMANDISES
C'était le temps de mon enfance, celui des grandes familles, des cousins, cousines qui se retrouvaient pour célébrer de grandes occasions.
Avec ma grand-mère alsacienne, bien avant le temps de l'avent, on commençait à préparer les friandises qui allaient régaler petits et grands.
La maison se remplissait alors de merveilleuses odeurs d'épices, les boites métalliques se garnissaient de toutes sortes de tentations pour nos petites mains d'enfants et faisaient le bonheur de nos palais bien avant l'heure.
Il m'est resté en mémoire tous ces souvenirs qui m'obligent chaque année, bien que la famille soit dispersée, à remplir ma maison d'odeurs d'épices et mes boites de petits gateaux pour mes petits et mes amis.
Aujourd'hui, marrons glacés; recette ici
Commentaires
@ vous tous que j'aime
Si j’écris c’est pour apaiser les lueurs de la lune. Les voyelles délicieuses des lutins et l’inventaire des brumes. Si j’écris c’est pour des pommes, pour apaiser le cœur des hommes. Si j’écris c’est pour le bleu des neiges et le gris du jour. Si j’écris c’est pour éveiller la douceur des pierres tendres et friables. Si j’écris c’est pour l’argile et la turquoise. Si j’écris c’est pour une jeune fiancée à Carrare et la traversée des innocences. Si j’écris c’est pour défricher les hiéroglyphes de mon enfance. Si j’écris c’est que je suis un vieil enfant dans l’habit trop grand de l’âge. Si j’écris c’est pour des nèfles, pour franchir la forêt profonde des elfes. Si j’écris c’est pour partager le poème de tous les humains, pour être une voix dans le pluriel du grand chant. Si j’écris c’est pour laisser le désir d’une trace sur un mur blanc et mouvant. Dans la maison humble du prétendant. Au pied des cathédrales de voyants. Si j’écris c’est pour apaiser mon cœur de passant dans l’énigme du temps qui passe. Si j’écris c’est pour vivre demain dans la sollicitude des mains et la postérité des nains. Si j’écris c’est par un miroir à l’intérieur qui se brise dans la rivière souterraine des mots. Si j’écris c’est pour le puits. Si j’écris c’est pour naître et jaillir …
PATRICK CHEMIN












J'imagine les odeurs qui venaient affoler tes narines de petite fille ! Ta vaisselle est très belle, et ces marrons sont une belle promesse de futurs délices !